Es-tu prt  mourir pour moi ?

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EN LIBRAIRIE
LE 01/01/1997

Roman
204 pages
18,95 $
2-89485-048-4

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Le charme des après-midi sans fin

par Dany Laferrière

LE LIVRE

J’ai écrit ce livre pour une seule raison: revoir Da. Quand L’odeur du café est paru, en automne 1991, Da était encore vivante, et elle l’a lu.
— Vieux Os !... Quel beau cadeau tu m’as fait !
— Je te l’avais promis.
Je me souviens de son doux sourire. Elle était très fière de pouvoir filer son aiguille jusqu’au dernier jour. Elle est morte un samedi matin, le 17 octobre 1992, à l’âge de 96 ans. Et depuis, elle me manque.

Je suis retourné dernièrement, le 11 août 1997, à Petit-Goâve. La première fois depuis mon départ, il y a plus de trente ans. Juste avant d’envoyer ce livre à mon éditeur. Et je les ai tous revus.

Voici Da, assise comme toujours sur sa galerie au 88 de la rue Lamarre, en train de siroter son café. Et aussi ce bon vieux Marquis qui vient se frotter contre ma jambe, en remuant doucement la queue. Le soleil du midi. Les rues désertes. La mer turquoise scintillant derrière les casernes. La ville fait la sieste...

 

Dany Laferrière

Né à Port-au Prince en 1953, Dany Laferrière est sans contredit l’écrivain le plus surprenant et le plus apprécié de sa génération. À travers ses romans, il a construit une œuvre à nulle autre pareille. Son écriture savoureusement autofictionnelle est pour le moins émouvante. Il est également scénariste et maintenant chroniqueur à l’émission Bazzo.tv.

Il a reçu en 2006 le Prix du Gouverneur général pour son récit Je suis fou de Vava, destiné à la jeunesse.

Du même auteur:

 

« Neuvième ouvrage de Dany Laferrière en douze ans,  Le charme des après-midi sans fin  tient essentiellement du récit autobiographique et évoque sur un ton bon enfant, constamment traversé par l’humour et ce sourire moqueur qui fleurit sur les lèvres de l’auteur, les principaux événements de sa vie d’enfance passée en Haïti. […]
Tout cela est raconté en toute simplicité, mais parfois avec des lueurs malicieuses dans les yeux, comme on aime que soit l’écriture de Laferrière. Et toujours la nostalgie du pays natal. »
— Gilles Dorion, Québec français, printemps 1998.