Es-tu prt  mourir pour moi ?

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EN LIBRAIRE
LE 01/01/2004

Essai
128 pages
15,95 $
2-89485-290-8

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Nous ferons nos comptes plus tard

par Jacques Ferron, André Major

LE LIVRE

André Major, alors secrétaire aux Éditions du Jour, écrit un jour de mars 1962 au docteur Jacques Ferron, qu’il a déjà rencontré à quelques reprises, et un dialogue s’engage qui se poursuivra deux décennies durant. L’écrivain de vingt ans commence d’abord par s’affirmer d’une manière un peu juvénile pour ne pas trop montrer l’admiration qu’il voue à son aîné, puis une sorte de connivence fraternelle s’insinue dans leurs échanges où, peu à peu, apparaissent des personnages marquants des années soixante et soixante-dix, période qui verra une nouvelle génération d’écrivains s’imposer autour de la revue Parti pris, tandis qu’une première vague terroriste mettra à dure épreuve une révolution prétendument tranquille. Aux considérations sur la vie et les enjeux politiques qui leur tiennent à cœur se mêlent des projets qui aboutissent, des complots qui font long feu, des conseils amicaux et des recommandations de lecture, car la littérature demeure ce à quoi tout se ramène, en fin de compte, comme si leur vie n’était qu’un prétexte — la matière même du texte à venir. S’il arrive que l’aîné témoigne à son cadet de la reconnaissance pour avoir contribué à jeter un pont entre lui et la génération montante ( « Nous règlerons nos comptes plus tard », lui écrit-il ), le cadet ne craint pas, sachant qu’il ne le jugera pas, de se confier à celui qu’il considère comme un inspirateur, sinon comme un maître.

 

Jacques Ferron

Médecin, écrivain et homme politique, Jacques Ferron est une véritable légende de la littérature québécoise.
Auteur polyvalent et prolifique, Ferron a abordé tous les genres littéraires, du théâtre à l'essai. Son style remarquable est au service d'une écriture socialement et culturellement engagée.

« Jacques Ferron est le seul romancier québécois qui ait tenté, tout au long d’une oeuvre maintenant essentielle, de nous donner une mythologie. Son écriture d’ailleurs hésite toujours entre le mythe et le réel, entre l’imaginaire, le rêve québécois et le quotidien. »
Victor-Lévy Beaulieu

Jacques Ferron a reçu entre autres le prix du Gouverneur général en 1963 pour ses Contes du pays incertain, le prix Duvernay en 1972 pour l'ensemble de son oeuvre, ainsi que le prix David, en 1977.

Du même auteur:

 

André Major

ANDRÉ MAJOR, né à Montréal en 1942, entreprend dès l'âge de dix-huit ans une double carrière de journaliste littéraire et d'écrivain. Cofondateur de la revue Parti pris et de l'Union des écrivains québécois dont il a été le premier secrétaire, il a publié des poèmes, du théâtre, des nouvelles et des romans (dont Le cabochon, Histoires de déserteurs, La Folle d'Elvis, L'hiver au cœur et La vie provisoire) pour la  plupart traduits en anglais, une étude sur Félix-Antoine Savard et un premier volume de carnets (Le sourire d'Anton ou l'adieu du roman) couronné par le prix de la revue Études françaises en 2001. Les Prix Canada/Communauté française de Belgique et le Prix David lui sont décernés pour l'ensemble de son œuvre. Après avoir travaillé vingt-cinq ans comme réalisateur au service des émissions culturelles de Radio-Canada, il se consacre à ses carnets dont un deuxième volume est en préparation.

Du même auteur: