Es-tu prt  mourir pour moi ?

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EN LIBRAIRE
LE 10/09/1997

Essai
136 pages
16,95 $
2-89485-026-3

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Sympathie pour le diable

par Paul Marchand

LE LIVRE

« Depuis dix ans, j’ai trop vu, trop senti, trop admis et pas assez haï. Depuis, je glisse vers l’obscurité et la réclusion. Entre l’obéissance à la vie et la démence des souvenirs, je suis vieux de plusieurs morts. Mes victoires sur moi-même débouchent sur le vide. Je modèle ma mémoire pour la rendre supportable. Conciliable avec la survie. J’ai voulu crever mes yeux. Mes paupières sous mes doigts sont des remparts imprenables. Je continue à regarder jusqu’à en mourir dans des peines indolores. Je regarde pour tricher. Feindre parce que trop lâche. La balle dans la bouche et c’est la légèreté. J’avais à peine une vingtaine d’années quand j’ai appris l’algèbre damnée et le mépris du pardon. Je voulais dénoncer la mort. Je m’aperçus que je la précédais et qu’il me fallait transmettre l’héritage du carnage. »

Paul Marchand a aujourd’hui trente-quatre ans, dont huit passées dans le journalisme de guerre, à Beyrouth et à Sarajevo. Ces événements marquants, dont il nous a fait régulièrement le compte rendu à la radio de Radio-Canada, forgent inévitablement une façon toute particulière de voir et de comprendre le comportement des hommes. C’est ce cauchemar qu’il raconte, avec des mots et des images d’une beauté fulgurante, dans cet ouvrage extrême, véritable tourbillon de la mémoire qui nous renvoie sans cesse à la mort et à l’absurdité des guerres.

Paul Marchand est revenu de ce voyage au bout de l’horreur non sans y avoir laissé un peu de sa vie. Et pour rendre compte de ces taches de sang qui maculent à jamais l’Histoire, il a écrit ce récit de l’Insoupçonnable, sans enflures mélancoliques, loin des rituels de l’autoflagellation. Beaucoup plus qu’un livre de souvenirs, Sympathie pour le diable est une œuvre d’art qui sonde nos consciences, secoue nos torpeurs et questionne les pouvoirs, tous les pouvoirs.

 

Paul Marchand

Paul Marchand a aujourd’hui trente-quatre ans, dont huit passées dans le journalisme de guerre, à Beyrouth et à Sarajevo. Ces événements marquants, dont il nous a fait régulièrement le compte rendu à la radio de Radio-Canada, forgent inévitablement une façon toute particulière de voir et de comprendre le comportement des hommes. C’est ce cauchemar qu’il raconte, avec des mots et des images d’une beauté fulgurante, dans cet ouvrage extrême, véritable tourbillon de la mémoire qui nous renvoie sans cesse à la mort et à l’absurdité des guerres.

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